TIDE IN CANNES FILM FESTIVAL

Conférence de la Commission Européenne

On May 16th, in Cannes (Majestic, Matha 2), the European Commission and the European Parliament organized a Conference to present the results of the three experiments, EDAD, Speedbunch and the Tide Experiment, held within the framework of the Preparatory Action “Circulation of films in the digital era”.

Following the presentation of the independent report New approaches for greater diversity of cinema in Europe, Analyses of experiments launched in the context of the Preparatory Action by its authors Thomas Paris (Researcher at CNRS – GREC HEC and affiliate Professor at HEC Paris), a panel discussion, moderated by David Shear (Shear Entertainment, United Kingdom), on “Simultaneous multi-platform and multi-territory releases, new approaches for greater diversity of cinema in Europe?” was held.

Panelists:

-          Torsten Frehse, CEO Neue Visionen Filmverleih & co-founder Goodmovies Videolabel, member & Board of AG Verleih (Germany) ;

-          Gianlucca Guzzo, CEO MYmovies.it (Italy);

-          Philip Knatchbull, CEO Curzon Film World (United Kingdom);

-          Thierry Lounas, Director Capricci Films, Vice-Président du Syndicat des Distributeurs Indépendants (France) ;

-          Nico Simon, President Europa Cinemas, CEO Utopia Group (Luxemburg) ;

-          Raymond Walravens, MBA, Managing Director Rialto Cinema Rialto (Amsterdam, the Netherlands).

Conférence de la Commission EuropéenneLe vendredi 16 mai, à Cannes (Majestic, Salon Martha 2), les résultats des trois expérimentations, EDAD, Speed Bunch et The Tide Experiment, menées dans le cadre de l’Action préparatoire « Circulation des films à l’ère numérique » ont été présentés lors d’une Conférence organisée par la Commission européenne et le Parlement européen.

Suite à la présentation du rapport indépendant De nouvelles voies pour la diversité du cinéma en Europe ? Analyses des expérimentations dans le cadre de l’Action préparatoire « Circulation des films à l’ère numérique » (http://wp.me/p4CPml-l) par son auteur Thomas Paris (Chercheur CNRS et Professeur affilié HEC Paris), une table ronde, modérée par David Shear (Shear Entertainment, Royaume-Uni) autour de La diffusion simultanée multi-supports et multi-territoires, une voie pour la diversité du cinéma en Europe ? a réuni différents acteurs de la filière cinéma :

-          Torsten Frehse, PDG Neue Visionen Filmverleih, co-fondateur de Goodmovies Videolabel, membre du Bureau de l’AG Verleih (Allemagne) ;

-          Gianlucca Guzzo, PDG MYmovies.it (Italie);

-          Philip Knatchbull, PDG Curzon Film World (Royaume-Uni);

-          Thierry Lounas, Directeur Capricci Films, Vice-Président du Syndicat des Distributeurs Indépendants (France) ;

-          Nico Simon, Président d’Europa Cinémas, PDG d’Utopia Group (Luxembourg) ;

-          Raymond Walravens, MBA, Directeur du Cinéma Rialto (Amsterdam, Pays-Bas).

Basil Da Cunha (Après la Nuit) sur Filmo TV

APRÈS LA NUIT - Basil Da Cunha

Un lieu se trouve au centre du film de Basil daCunha, Aprés la nuit : le bidonville créole de Reboleira dans la banlieue de Lisbonne. C’est là où réside Sombra qui y vit seul en compagnie d’un iguane. C’est là aussi ou  criblé de dettes, il est contraint à participer à un casse, un casse qui tournera mal bien sûr.

Basil Da Cunha n’a pas 30 ans, Après la nuit est son premier long métrage, une histoire dans laquelle il sait mêler le réalisme avec des éléments mystiques et mystérieux,  associer la rugosité et la tendresse, relier le rap avec l’accordéon… Des mélanges qui reflètent peut être la double culture de son auteur, à la fois suisse et portugais, qui a grandi à Lausanne et qui vit désormais à Lisbonne. Un début de parcours qui sort donc des sentiers battus, une ode comme le dit lui-même son auteur « à un certain savoir vivre » dans laquelle Pasolini côtoierait Hector Babenco. 

C’est donc de son  premier film que Basil daCunha est venu s’entretenir avec FilmoTV  en la personne de Laurent Delmas. Il nous a parlé de son expérience de tournage dans un décor pas comme les autres avec des comédiens pas comme les autres, mais aussi de ses projets et de son cinéma en devenir.

Le cinéma à l’abri du temps (Le Monde)

Lemonde

02 Avril 2014 

Autour de la chronologie des médias s’est noué un dialogue transatlantique involontaire, au hasard des calendriers médiatiques et institutionnels. Côté Europe, la Cour des comptes française a rendu, mercredi 1er avril, un rapport sur les aides publiques au cinéma et à l’audiovisuel. Côté Amérique, un article du nouveau chroniqueur « techno » du New York Times, Farhad Manjoo, paru le 27 mars.

En français dans le texte : « Afin de maximiser les perspectives de recettes pour chaque partie prenante au cofinancement d’un film, les conditions d’exposition de l’œuvre sont assujetties au respect de la “chronologie des médias”. »

En américain, sous la plume d’un des chantres de l’âge numérique, passé de Slate au New York Times via le Wall Street Journal : « La principale raison pour laquelle vous ne trouverez pas de si tôt une offre exhaustive, de type buffet à volonté, proposant tous les films disponibles est un phénomène nommé “fenêtrage” le terme qu’utilise l’industrie du divertissement pour décrire l’échelonnement de la sortie des films sur différents supports. » Car, fait remarquer Farhad Manjoo,« Internet a trouvé aussi fort que lui : Hollywood ».

Ce que la Cour des comptes décrit comme une construction réglementaire française – un « ensemble de règles vise à délimiter dans le temps plusieurs fenêtres d’exploitation successives, liées à un support particulier (salle de cinéma, télévision, vidéo physique, vidéo dématérialisée) correspondant à un consentement à payer décroissant de la part du consommateur », le journaliste techno le voit comme un « cycle de vie rigide », organisé par un oligopole soucieux de maintenir ses taux de profit, et qui empêche le pauvre consommateur de pouvoir jouir de tous les films, tout de suite, sur tous les supports, pour un abonnement modique.

DIVERSIFICATION DES SUPPORTS

C’est-à-dire que la chronologie des médias française – souvent moquée comme un des excès de l’interventionnisme de l’Etat – a été générée presque à l’identique par le pur capitalisme hollywoodien. Cette stratégie d’échelonnement n’est pas née de la dernière révolution numérique. Elle est aussi vieille que l’exploitation en salles, au temps où les films passaient d’abord dans les cinémas d’exclusivité avant de progresser vers les petites salles de banlieue ou de campagne.

La diversification des supports a commencé avec l’apparition de la télévision gratuite, puis payante, des cassettes, des DVD, pour arriver enfin à la dématérialisation complète que permet le streaming. Là où d’autres secteurs ont été touchés de plein fouet par ces innovations technologiques (la musique dans le monde entier, l’édition dans les pays anglo-saxons), le cinéma leur a plutôt bien résisté.

Au grand dam des tenants de l’économie numérique, qui comptent en nombre de clics et de clients plus qu’en dollars ou en euros. Dans son article, intitulé « Pourquoi l’offre cinéma en streaming ne parvient pas à satisfaire la demande », Farhad Manjoo rêve donc d’un monde où un site comme le très éphémère Popcorn Time (qui, avant que les ayants- droit des producteurs en obtiennent la fermeture, « fonctionnait un peu comme Netflix, sauf qu’on y trouvait des films qu’on a envie de regarder, comme American Bluff ou 12 Years a Slave », dit Manjoo) n’enfreindrait pas la loi et ne s’attirerait pas le courroux des studios.

Mais les studios américains et les modestes (par leur chiffre d’affaires) acteurs du cinéma français ne sont pas prêts d’abandonner ce système. C’est qu’il préserve ce « consentement à payer décroissant » relevé par la Cour des comptes, une décision économique assez peu compatible avec le marché complètement ouvert qui peut se développer sur la Toile.

DÉSIR POUR LA RARETÉ

Le désir que suscitent certains films, qu’ils soient annoncés par de gigantesques campagnes commerciales comme Spider-Man 2 ou adoubés par une sélection dans un grand festival international, tient aussi à leur rareté. On n’en est plus au temps où Ben Hur ne sortait en France que sur le seul (mais gigantesque) écran du Gaumont-Palace, et les blockbusters occupent simultanément des milliers de salles de par le monde. Reste qu’il faut se rendre jusqu’au multiplex afin de partager – moyennant finances – l’expérience avec d’autres, mus par la même pulsion.

Farhad Manjoo décrit avec une exaspération manifeste la version américaine de la chronologie des médias, qui voit « HBO et d’autres chaînes “premium” accepter de payer des milliards de dollars pour le droit de diffuser en exclusivité les longs-métrages des grands studios ».Car, selon lui, quelle que soit la popularité des séries, les films restent un argument décisif dans la décision de s’abonner à une chaîne plutôt qu’à une autre, et HBO a acheté « environ la moitié des films distribués par les majors jusqu’à après 2020 ».

Cet investissement à long terme bloque les velléités de compagnies comme Neflix, qui rêvent de briser une fois pour toutes cette chronologie. Les dirigeants de l’ex-vidéo-club devenu géant de la diffusion en ligne de fictions (films et séries) savent d’ores et déjà qu’ils ne pourront pas étendre leur offre au-delà de ses limites actuelles.

Bien sûr, les tenants de la dérégulation (au nom du droit du consommateur à satisfaire immédiatement ses envies) regrettent cet état de choses. Mais on ne les entend jamais, quels que soient leurs goûts (plutôt Avengers ou plutôt 12 Years a Slave, plutôtEyjafjallajökull ou plutôt La Vie d’Adèle), s’inquiéter de la manière dont on produirait leurs films si ce bel édifice temporel qui abrite le cinéma depuis plus d’un siècle venait à s’effondrer.

Par Thomas Sotinel

lemonde.fr

«Une question de rapport de force» (Libération)

Depuis deux ou trois ans, en effet, s’impose le sentiment que la bataille livrée chaque semaine par les «petits» distributeurs n’a plus tellement pour objet de trouver un public à leur film, mais des écrans pour les projeter. Ces dernières semaines, on a ainsi pu s’étonner de la distribution famélique des Chiens errants, signé pourtant par un cinéaste de la stature du Chinois Tsai Ming-liang, ou d’un premier film aussi fort et séduisant que les Bruits de Recifedu Brésilien Kleber Mendonça Filho. Par delà l’hégémonie inchangée du cinéma le plus commercial, on peut observer une standardisation similaire des programmations art et essai autour d’un cartel de film d’auteurs médians, tous distribués par des sociétés, certes indépendantes, mais suffisamment puissantes pour imposer leurs films au marché à grand renfort de marketing adroit (récemment, Ida ou The Lunchbox).

La France a des problèmes de riche : aucun pays au monde n’offre une telle pluralité de sorties chaque semaine, mais les conditions d’accès au public paraissent désormais plus polarisées que jamais entre riches et pauvres. Même bercé par le flux et reflux des dizaines de sorties hebdomadaires, on ne peut que se demander si, par des ajustements encore discrets mais massifs, ne s’opère pas un saccage en règle du biotope le plus fragile, le cinéma dit de recherche, ainsi que du supposé principe d’une diversité accessible à la majorité. Tour d’horizon de ce qu’il en reste, avec quelques-uns de ses principaux acteurs.

STÉPHANE AUCLAIRE UFO DISTRIBUTION («WRONG COPS»)

«Il y a indéniablement eu un tournant aggravant lié au passage au numérique, qui aurait pourtant dû paradoxalement favoriser la diffusion et la circulation de tous les films. La réduction considérable des coûts des copies fait qu’il est désormais beaucoup plus facile d’arroser. Les écarts se creusent : les grosses sorties sont de plus en plus grosses, ce qui ne laisse que des miettes aux autres. Mais ce qui a changé, c’est moins les volumes de sortie des très gros films populaires que ceux des sorties art et essai les plus imposantes. Pour résister aux gros et aux majors, les moyens vont suivre la même logique : occuper le terrain, quitte à sortir sur des combinaisons disproportionnées. Sauf que leurs vingt salles parisiennes, ils ne les piquent pas à Warner, mais à une myriade de petits. Il n’y a plus de petits trucs qui se développent discrètement sur la durée, de films que l’on va voir dans un frisson contre-culturel pour s’approprier un objet qui n’appartiendrait qu’à soi, car désormais les petites sorties, trop nombreuses, inspirent une espèce de méfiance. Il n’y a presque plus de paris, rien qu’une logique de cases très rigide, et des films qui tentent de rafler la mise.»

MARIE PASCAUD ZOOTROPE FILMS («L’ECLAT DU JOUR»)

«Aujourd’hui, la programmation des films est devenue très difficile, en particulier à Paris, où sont réalisées plus de la moitié des entrées. A une époque récente, y sortir un film art et essai sur quatre copies était presque un minimum, aujourd’hui il y en a énormément qui ne bénéficient que d’une ou deux salles. On se retrouve à remercier les exploitants de nous laisser rentrer sur le marché, parce que c’est de moins en moins évident. Les gens ne veulent plus regarder les films parce qu’il y en aurait trop, mais ils ont peur de rater quelque chose, d’où une considérable uniformisation. Sur l’Eclat du jour, un programmateur de circuit m’a dit durant une demi-heure combien il avait adoré le film, mais sans me donner de salle derrière, parce qu’il fallait doubler les copies d’un plus gros film d’auteur, dont il sait que le distributeur peut claquer des sommes énormes dans la promotion.»

THOMAS ORDONNEAU SHELLAC («LA BATAILLE DE SOLFÉRINO»)

«Peu importe la force de nos films, être fort, c’est parvenir à imposer tes sorties à tous les circuits, sortir sur 200 copies un film qui ferait presque les mêmes entrées sur 100. Et, bien évidemment, cela ne veut pas dire dans 100 communes de plus, mais trois salles à Toulouse au lieu d’une, ce qui va fermer les portes de la ville à d’autres films. Il y a là quelque chose de destructeur, qui était dans l’air du temps et qui s’est bouclé, accéléré avec le numérique. Il n’y a pas de recherche de justesse, on veut tout ramasser et tout de suite, mais à quel prix ? Ce n’est pas une question d’argent, mais de rapport de force. Dans la négociation distributeur-exploitant, aujourd’hui, on parle très peu du film, de cinéma. On sait très bien ce qui se cache derrière la tendance actuelle, on voudrait nettoyer le marché, le circonscrire à des machines à entrées qui vendent des confiseries et des produits dérivés. Par ailleurs, on voit bien que le territoire est en train d’être grignoté par les multiplexes, c’est exponentiel et, bien sûr, ça remet beaucoup en cause les cinémas de proximité. Il y a là quelque chose de très dangereux sur lequel les pouvoirs publics devraient se pencher. Les autres, allez jouer sur Internet. Cela dénote bien d’une absence de vision quant au pouvoir de la salle, en tant que lieu citoyen du vivre ensemble, de découverte et de diversité, où se joue quelque chose de politiquement très fort. Et c’est ça, ce maillage-là, qui est attaqué.»

FRÉDÉRIC CORVEZ URBAN DISTRIBUTION («LES CHIENS ERRANTS»)

«La situation se dégrade depuis quatre ans et, aujourd’hui, j’ai le sentiment qu’on sort exactement le genre de films d’auteur dont les salles ne veulent plus. C’était clairement le cas pour le dernier film de Tsai Ming-liang. On a sorti les Chiens Errants sur 18 salles, on a essayé d’être présents dans les circuits Gaumont et UGC, sans succès. Chez MK2, on a investi de la pub, on nous a baladés jusqu’au dernier moment, en nous faisant croire qu’on aurait quelques séances sur le MK2 Quai de Loire… Finalement, on n’a pu être qu’au MK2 Beaubourg, ce qui est déjà une aubaine, parce que c’est une salle centrale avec un public fidèle. J’ai le sentiment qu’on se bat pour avoir ce qu’on peut appeler des “mauvaises” salles. Donc, si on résume, les exploitants nous empêchent d’entrer sur certains films, mais refusent aussi que l’on réfléchisse à des solutions alternatives. C’est un peu comme en Chine où on envoie la facture de la balle de revolver qui a servi à liquider le condamné.»

JULIEN REJL CAPRICCI FILMS («LA JALOUSIE»)

«On va sortir Après la nuit, de Basil Da Cunha, dans le cadre du projet européen Tide, simultanément en France, en Angleterre, en Espagne et en Belgique, en salles et en VOD [vidéo à la demande, ndlr]. Plutôt que de discuter de la philosophie de la salle versus celle de la VOD, je préfère réfléchir en termes de points d’accès, car il y a urgence à trouver des écrans ! En salles ou sur tablettes.

«Avant de sonner l’alarme, ayons l’honnêteté d’être en phase avec l’époque. Pour nos films, la VOD ne menace pas la salle, la consommation des biens culturels a déjà changé : avec Internet, le spectateur a la possibilité d’aller chercher ce qu’il veut où il veut. Le cinéma n’y échappe pas. Et ça représente une véritable opportunité pour les films les moins médiatisés. Je suis un fervent défenseur et un enfant de la salle, mais, par pitié, laissons les spectateurs, qui sont de grandes personnes, choisir la façon dont ils veulent découvrir les films et replaçons l’œuvre au cœur d’une politique des auteurs.»

libé-next

 

“Après la nuit” disponible en VOD avant sa sortie en salles… (Allociné)

20667141Alors que sa sortie en salles est prévue pour le 23 avril prochain, “Après la nuit” sera disponible en avant-première sur les plateformes VOD du 9 au 22 avril.

Alors que sa sortie en salles n’est prévue que le 23 avril prochain, il sera néanmoins possible de découvrir Après la nuit en avant-première : en effet, le long métrage portugais présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2013 sera proposé sur les plateformes VOD du 9 au 22 avril.

Une opération permettant ainsi à un spectre plus large de spectateurs de découvrir ce film dans le cas où les cinémas de leur région ne le diffuseront pas.

Par Clément Cusseau

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Basil da Cunha, Director (Cineuropa.org)

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18th March, 2014
 by Fabien Lemercier 
“REALITY ALWAYS HAS TO BE STRONGER THAN CINEMA”

The 29-year-old Swiss-Portuguese filmmaker Basil da Cunha has managed to take an impressive first step into the world of feature films with After the Night, which was unveiled at last year’s Directors’ Fortnight at Cannes, where his short films Nuvem and Os vivos também choram had also been selected in 2011 and 2012. Cineuropa met the director in Paris during the “Les cinéastes invitent…l’ami européen” (“Filmmakers invite…a European friend”) evening event organised by the ARPSACD and SAA. The interview took place in the run-up to the April European release of his film in France, Belgium, Spain and the UK as part of the TIDE Experiment (a simultaneous or almost simultaneous launch in cinemas and on VoD).

Cineuropa: Where did the idea for After the Night come from? Did it come from the very distinctive slum of Reboleira, a neighbourhood in Lisbon?

Basil da Cunha: That’s where I live, and I’ve always worked with these people who surround me and who I like having for films that have been shot with non-professional actors. They get involved in the whole creative process: we shoot in chronological order, we do a lot of improvising, and in the end, we write the film together. Reboleira is one of the last remaining urban jungles in Europe, one of the last remaining places where people still resist capitalism and liberalism. It’s a bit of an archaic place because the people there don’t obey the same rules as the rest of society does. And it’s a place where you find a beauty that can only be found in very few other places. 

What about the blending-in of film noir and the almost documentary-like approach?

I like eclecticism and bending genres. There is also hyperrealism in there, poetic elements, esotericism… After the Night does not meet the expectations of film noir in terms of the initial promises it makes: we don’t even know what’s been stolen. You realise quite quickly that it’s a bit of a cop-out. We’re using a genre that includes gangsters, but at the end of the day they’re human and complicated, and we feel good being in their presence. Film noir is also a visually arresting genre, particularly with its contrasts. 

You used non-professional actors and minimal crew: was this an ad hoc way of working or a production philosophy that you hope to use again in future?

It’s a prerequisite for my films. There were only three of us behind the camera: the head cameraman, the sound guy and myself. The rest was the ghetto with the 60 or 70 people who have a role in the film. I’d just like to have a bit of money to pay the salaries and maybe have a lion, which is what I’d like for my next film. But I don’t want to change the way I produce, because reality always has to be stronger than cinema in order to film real life. Crime fiction is the underlying theme in After the Night, but the strength of the film is in the people themselves, in the things they experience, and we didn’t need to have lorries, a 40-person crew or loads of electricity. And by using flames, candles and car headlights, we managed to create better-looking visuals than the ones you’d see in movies with 300-odd crew. 

Your film is taking part in the TIDE Experiment, a pan-European experiment that involves films coming out simultaneously or almost simultaneously in cinemas and on VoD. How do you feel about this?

I’d prefer for films to be able to come out in cinemas because it’s the ideal place to watch them. But in view of the situation, it’s good to try to get organised and to find solutions like the simultaneous release on VoD, which can facilitate word-of-mouth. But at the same time, it’s a reaction to an annoying problem that needs to be talked about: the cinemas are taking audiences for fools and are only giving them shitty movies to watch: superhero films, remakes and patronising stuff, without any risk-taking. If they offered a more varied range of films and also left enough time for word-of-mouth to get going, I’m sure that would work. There are masses of good films, like the ones you can see at the festivals, and they would appeal to a lot of people. Luckily, there are still cinemas here and there that are trying somehow to get into this mind-set. But the big theatres adopt the attitude of making a profit at all costs. It’s a sign of the times: people are a bit scared. And what’s being done to the so-called small films is just cruel. So I think the simultaneous release on VoD is good because we have to get by somehow in order to exist. 

How is your next project coming along?

It’s currently being written, and I hope to film it next summer. It will be a road movie, again with people who live in the Reboleira neighbourhood. You’ll see more or less all the actors from After the Night, especially three of them who will play gangsters who have to run away from the neighbourhood and then travel across Portugal, which we’ll do in two hours (laughs).

(Translated from French)

 
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